Association Nuances d’Art

INTERVIEW de Jean Marcel DIZES, Parolier, par la présidente Andréa de Serre. 

Andréa de SERRE: Jean­ Marcel DIZES, après des études de Philosophie et de Droit à la Sorbonne, vous avez collaboré à diverses revues littéraires, tout en vous passionnant pour les manuscrits du XVIIIe siècle, lors de votre passage au Musée Jean­Jacques Rousseau de Montmorency où vous faisiez renaître le Siècle des Lumières. Comment en êtes­vous venu à la chanson?

Jean­ Marcel DIZES: Vous savez, au XXIe siècle, on a plusieurs vies! Et chacune d’entre elles nous pousse vers de nouveaux horizons, grâce à la quantité phénoménale d’informations dont nous disposons au quotidien. J’ai aussi approché la finance et divers domaines assez éloignés de l’art, tels que la gestion de patrimoine. Mais, j’écris des chansons depuis longtemps, très longtemps même…

Andréa de SERRE: Comment est venu le déclic; l’envie de les publier?

Jean­ Marcel DIZES: Par des rencontres. D’abord, avec la chanteuse japonaise, Rieko SAKURAI qui a mis en musique ma toute première chanson D ans les rues de Paris. L e public japonais adore, même s’il ne comprend pas notre langue. J’ai souvent constaté que le français était apprécié pour la douceur de ses sonorités. Ecoutez, le soir, une station de radio allemande, WDR4 et vous constaterez que la programmation fait la part belle à la francophonie.

Andréa de SERRE: Vous écrivez en français, votre langue maternelle, mais votre coeur bat au rythme de la musique brésilienne.

Jean­ Marcel DIZES: C’est exact. J’ai confié des paroles à plusieurs compositeurs brésiliens de grand talent, tels que Dé PALMEIRA, chanteur et bassiste qui anime avec brio une émission de télévision sur CANAL BRASIL. Je crois que le sens du rythme et de la convivialité sont deux grands traits de la culture brésilienne. Avec ces deux qualités, vous pouvez envisager des collaborations très fructueuses. La dernière en date, je la dois à John CASSIO qui a composé une musique magnifique pour notre chanson, intitulée C e que j’adore. Un autre chanteur brésilien Edu ROSA, devrait aussi préparer de belles choses autour de mes derniers textes.

Andréa de SERRE: Vous écrivez donc d’abord le texte, un peu comme un poète. Et c’est ensuite que le compositeur intervient pour le mettre en musique.

Jean­ Marcel DIZES: Pas toujours. Mais, j’avoue que cette formule a ses charmes. Vous n’imaginez pas le plaisir qui peut exister à voir votre texte transcendé, lors de son interprétation. Cela me fait toujours penser à Françoise SAGAN qui était fascinée par le jeu des comédiens, par leur façon de trouver une autre vérité que celle à laquelle elle avait songé en écrivant une pièce de théâtre.

Andréa de SERRE: Un peu avant notre interview, vous avez comparé l’interprète à un mannequin. Est ­ce péjoratif?

Jean­ Marcel DIZES:
Pas le moins du monde. Je venais de feuilleter un magazine féminin dans lequel une formule m’avait frappé: “U ne bonne mannequin, c’est une fille qui ne porte pas seulement les vêtements, mais qui les emporte, les modernise.” C’est exactement ce qui se produit, lorsque vous redécouvrez des paroles de chanson, servies par un bon interprète. Vos mots vous semblaient plats. Ils prennent instantanément du relief. La facture de vos écrits semblait démodée. Soudain, elle se modernise!

Andréa de SERRE: Oui, mais, si ce n’est pas du Saint­Laurent, ça ne tombe pas parfaitement! Norbert PROUST, le guitariste de Gilbert MONTAGNé, dit que l’on parvient toujours à se caler sur vos textes, parce qu’ils sont bien construits.

Jean­ Marcel DIZES: Oui, mais Norbert PROUST est un musicien exceptionnel. Un guitariste de grand talent, capable de jouer GERSHWIN avec un orchestre symphonique. Nous envisageons, lui et moi, de très belles réalisations dont nous reparlerons bientôt…

Andréa de SERRE: Etes­vous à la recherche d’autres interprètes?

Jean­ Marcel DIZES: Oui, dans des registres très divers, avec toujours une touche de romantisme, de glamour et de sensualité.

Andréa de SERRE: Vos textes parlent souvent d’amour.

Jean­ Marcel DIZES: C’est vrai. Plus j’essaye de m’écarter de ce côté “fleur bleue”, plus j’y reviens. Le coeur des femmes est quelque chose d’inépuisable qui m’inspire en permanence. J’écris beaucoup pour des voix féminines. Mais j’aime aussi parler aux amoureuses, par la médiation d’un chanteur.

Andréa de SERRE: A travers les âges, quels sont vos interprètes favoris?

Jean­ Marcel DIZES: Il y a les devanciers; BREL, BECAUD, AZNAVOUR, REGGIANI qui forment mon Panthéon. Et puis, il y a les reines: NICOLETTA, Jeane MANSON, Patricia KAAS, Isabelle BOULAY. Ensuite viennent des fées, telles que Christine and the Queens et Zaz.

Andréa de SERRE: Vous m’avez confié qu’Isabelle BOULAY occupait une place à part dans votre royaume musical.

Jean­ Marcel DIZES: En fait, il faudrait citer beaucoup d’autres noms que j’ai oubliés ici… Il y a tellement de gens talentueux que j’adore! Comment vous dire? Je ne connais pas personnellement Isabelle BOULAY, mais je pense que, si j’avais l’honneur de lui écrire une chanson, ce serait une expérience extraordinaire. Tout est juste dans sa démarche. Elle est, à la fois sobre et émouvante. L’impact de sa voix est dosé à la perfection. Et elle s’entoure des meilleurs arrangeurs. Ecoutez son album en hommage à REGGIANI! C’est un joyau.

Andréa de SERRE: Isabelle BOULAY, si vous nous entendez!

Jean­ Marcel DIZES: Cet album est aussi un hommage à Jean­Loup DABADIE, l’immense parolier de REGGIANI. On se sent tout petit à côté de ces géants.

Andréa de SERRE: La part d’enfance est­elle toujours en vous?

 

Jean­ Marcel DIZES: Plus que jamais! Les chansons ne sont pas si éloignées des comptines. Ma part de bambin est à l’oeuvre dans tous mes textes.

Andréa de SERRE: Merci de nous avoir reçus.

Jean­ Marcel DIZES: Merci à vous. Les frontières entre les arts sont ténues. Grâce à vous, nous en parcourons toutes les “nuances”.

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Serge  Diakonoff – Peintre, sculpteur et écrivain

Peintre russe né à Genève, connu à un niveau international pour ses peintures aquarelles, acryliques et à l’huile. Ses oeuvres ont fait l’objet de livres tels que « Fleurs de Peau » et « Métamorphoses »… réédités à ce jour et exposés par Nuances d’Art en 1990 à Genève/Versoix. ADS.

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Exposition de Dutoit à Versoix Genève

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Galerie d’art à Bruxelles
Exposition Dino Attanasio et de l’artiste peintre niçois Miljan Tihojevic

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Ces photos ne sont pas libres de droit, la copie est un délit. 
Pour ces raisons, les collections d’Andréa de Serre ne sont pas toutes en ligne.

These photos are not free of rights, copying is a crime.
For those reasons, all Andrea de Serre’s collections are not available online.

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